31.01.2012

« Findaroom », une application Facebook pour trouver son kot !

findaroom.jpg« Findaroom », une application Facebook pour trouver son kot !

 

Avec l’application Facebook « Findaroom », Maxime Havaux tente de concrétiser un projet ambitieux : rassembler toutes les annonces de location de kots et appartements à destination des étudiants.

« L’idée m’est venue grâce à ma copine. Il y a quelque temps, alors qu’elle cherchait une colocation sur Bruxelles, je me suis rendu compte que la plate-forme la plus utilisée imposait aux internautes de payer pour les différents services proposés. Du coup, je me suis dit que ce serait bien si on pouvait faire pareille mais gratuitement. C’est comme ça qu’est née l’application « Findaroom ». »

 

Le message clair, les propos limpides, Maxime Havaux, 26 ans, croit fortement en son dernier projet lancé fin 2011 sur Facebook. « Ce que je souhaite, c’est que les internautes, et les étudiants en particulier, puissent partager des annonces de location de kots ou d’appartements tout en profitant des fonctionnalités gratuites du plus grand réseau social au monde. »

 

Diplômé en relations publiques à l’université de Louvain-la-Neuve, le jeune Brabançon se tourne alors vers l’équipe allemande de « Jonial.com », celle-là même qui avait déjà créé la célèbre application Facebook « Premier League Prophet ». « Cette start-up regroupe trois informaticiens, explique Maxime Havaux. C’est eux, John, Nigel mais surtout Alain, qui ont développé « Findaroom ». A moi de m’occuper du marketing et des contacts auprès de nos partenaires. » C’est que, pour se développer plus rapidement encore, « Findaroom » doit s’ouvrir à l’extérieur. Et se faire connaître.

 

Un win-win avec les agences

 

Avec près de 30 connexions par jour, l’application reste encore trop discrète sur Facebook. D’où l’importance pour son concepteur de se tourner vers des agences spécialisées. « Un des problèmes les plus récurrents dans l’immobilier sur le Net, c’est que l’offre est inférieure à la demande : pour un internaute qui poste une offre, il y en quatre qui cherchent un bien. C’est pour cette raison qu’on tente de séduire de nouveaux partenaires. Comment ? En leur créant leur propre application Facebook. » En échange de quoi, ces agences partagent leurs nouvelles offres sur « Findaroom ». Une sorte de win-win en quelque sorte.

 

Et comme les étudiants sont le principal public-cible Maxime Havaux, l’ancien étudiant de l’UCL s’est également tourné vers les instances dirigeantes de l’université néo-louvaniste. « Ce projet leur plaît parce qu’il abonde dans leur sens. Aider les jeunes à trouver un kot, voilà ce qui fait la force de notre initiative à leurs yeux. Rien que pour ça, avoir le soutien est important. Et puis, avoir l’UCL dans notre dos, ce n’est pas négligeable : ça peut nous permettre de toucher d’autres universités dans le monde et ainsi augmenter notre rayon d’action. »

 

La Nouvelle-Zélande dans le viseur

 

Déjà très actif sur Louvain-la-Neuve, le centre d’activité principal de « Findaroom », l’application de Maxime Havaux commence à se faire connaître à Paris et Madrid. « On n’a reçu quelques propositions pour ces deux villes, assure le jeune Brabançon. Mais on ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Dans peu de temps, je dois me rendre en Nouvelle-Zélande. Là-bas, je vais en profiter pour essayer de conclure un contrat avec de nouveaux partenaires. » Histoire de s’ouvrir le marché un peu plus encore.

 

Plus qu’un simple gadget Facebook, « Findaroom » cherche à s’imposer sur la Toile. « Nous avons les qualités pour faire de cette application quelque chose de très pratique pour les internautes. Les discussions instantanées, la visibilité accrue des biens, la possibilité de réagir en direct… Facebook offre tellement de possibilités qu’il serait dommage de s’en passer. » De là à penser que « Findaroom » puisse prendre la place des leaders sur internet, il y a un pas que ne franchit pas encore Maxime Havaux : « Il ne faut pas brûler les étapes. Je ne pense pas que notre création va par exemple tuer ou même concurrencer à outrance les autres plates-formes du type www.kot.be. Ces sites-là auront toujours une plus-value personnelle qui leur permettra de conserver leur affluence. Nous ne faisons qu’offrir un service supplémentaire. »

 

Prudent mais ambitieux, l’équipe de « Findaroom » vise déjà les 3000 clics par jour. En attendant, ses concepteurs continuent de travailler bénévolement.

 

lavenir.net

 

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