19/11/2015

Un Mouscronnois a réussi à traverser la Vallée de la Mort en autonomie !

image vallée de la mort.pngUn Mouscronnois a réussi à traverser la Vallée de la Mort en autonomie !

 

L’aventurier et explorateur mouscronnois Louis-Philippe Loncke a réussi la traversée de la Vallée de la mort (Californie) en autonomie complète et hors pistes, sentiers ou routes. Personne n’avait encore réussi ce défi de trek du point Nord au point Sud du parc national de Death Valley. Il a marché à travers tout sans utiliser de route. Sans réapprovisionnement, sans véhicule de support, sans dépôt de vivres placés en avance. De plus, il n’avait jamais visité le parc avant le départ de son expédition.

 

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Il avait planifié six jours pour couvrir la distance de 250 km mais il lui aura fallu huit jours pour venir à bout d’un terrain inhospitalier et d’une météo accentuée par El niño. Réaliser un trek dans la Death Valley est difficile car le terrain hors sentier est impardonnable: caillasse, éboulements de falaises, canyons, dunes de sable, désert de sels réfléchissant le soleil et ajoutant de la température… Un terrain lent à la progression surtout lorsqu’on porte tout ses vivres - eau et nourriture - et son équipement depuis le départ sans réaprovisionnement prévu en cours de route, sans équipe qui suit pour assister. Il était seul dans la fournaise et pour lui ce fût peut-être un paradis.

 

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"J’aime ces défis, la douleur dans les genoux, les pieds, la faim et la soif sont compensés par cette experience d’immersion complète dans le désert et par ce privilège d’être un témoin de toute cette splendeur".

 

Quelques tentatives ont été avortées dans les cinq dernières années mais Louis-Philippe Loncke - déjà détenteur de trois premières traversées en autonomie de déserts - a réussi à parcourir toute la distance. Sa stratégie fut de risquer de porter relativement peu pour tenter d’avoir une progression rapide.

 

"J’ai un équipement léger et je mange et bois peu, la marge d’erreur est très faible". Même si le poids est minimum, mon sac pesait 43 kg au départ. J’ai marché en moyenne 18 heures par jour. Le challenge d’endurance est très mental. J’ai peur de moi-même car l’accumulation de stress et de manque de sommeil engendre un cerveau qui ne fonctionne pas bien et peut me faire prendre de mauvaises décisions qui amènent à l’échec ou à la mort."

 

"J’ai mis beaucoup de sel dans mon eau pour diminuer la déshydratation et garder un maximum de liquide dans mon corps. C’est très efficace et m’empêche de suer beaucoup mais le désavantage est que je surchauffai et mon coeur battait trop fort même le soir. Je n’arrivai plus à me refroidir et cela devenait dangereux. J’ai décidé d’abandonner au 4e jour et j’ai trouvé une petite étendue d’eau de pluie sur ma voie de sortie. Pendant trois heures, j’ai purifié et mélangé mon eau salée et cette nouvelle eau verdâtre pour obtenir une eau à une salinité très bonne; et après plusieurs jours et un sac à dos plus léger, je suis devenu une machine de trek."

 

"Je me réveillai à 1h du matin et commençai à marcher de 2h - avec la pleine lune - jusqu’à 19h le même jour.  Les quatre premiers jours, je m’arrêtai en milieu de journée pendant la période chaude à cause de cette surchauffe mais les autres jours je pouvais supporter même la chaleur de midi et continuer la progression."

 

"Fin octobre, la Vallée de la mort a connu les plus grandes pluies torrentielles et inondations de mémoire d’homme et après retrait des eaux, le terrain était assez boueux ce qui rend la progression difficile. La végétation a grandi fortement et imposait un zig-zag permanent dans la navigation du trek. Mon corps n’a pas eu tant besoin de l’eau et nourriture prévue et j’ai pu facilement étendre mes rations à huit jours. L’expédition s’est terminée avec 2 litres d’eau et 1.5 kg de nourriture."

 

"J’ai utilisé moins de 4 litres d’eau par jour dans ce trek de Death Valley. C’est un défi personnel et un effort. Je crois que nous pouvons et devons tous diminuer note consommation d’eau. L’eau, c’est la vie et cet or blue doit être préservé et protége. Chacun peut réaliser un effort individuel et diminuer de 10 à 30% la consommation d’eau, cela serait beaucoup pour nos ressources d’eau."

 

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