29/01/2016

Prendre son chat pour un imposteur est un vrai syndrome psychiatrique !

01.chat.jpgPrendre son chat pour un imposteur est un vrai syndrome psychiatrique !

 

Une étude publiée dans le magazine « Neurocase » s’est penchée sur cette forme rare de schizophrénie…

Le syndrome du « Capgras » est connu. Ce trouble pousse le malade à croire qu’un proche, un membre de la famille, un ami, un être aimé, a été remplacé par un imposteur qui ressemble à cette personne mais qui n’est pas elle. Ce délire, décrit pour la première fois en 1923, touche plus particulièrement les patients atteints de troubles psychiatriques comme la schizophrénie, la démence ou de lésions cérébrales.

 

Une nouvelle étude, publiée dans le magazine Neurocases’est penchée sur le cas plus rare d’un homme, âgé de 71 ans, souffrant de « Cat-gras », c’est-à-dire convaincu que son chat a été remplacé par un imposteur.

Seuls cinq cas recensés

 

Il est rare pour les patients atteints de « Capgras », de reporter le syndrome sur leurs animaux et il existe, par ailleurs, très peu de cas recensés. Seuls deux avec des chats, deux avec des oiseaux et un avec un chien ont été signalés, et à chaque fois, les patients étaient socialement isolés avec peu ou pas d’interaction humaine.

Le patient au cœur de cette étude ne correspondait pas à ce profil. Marié et entouré d’amis et de membres de sa famille, ses délires ne résultaient pas d’un quelconque isolement ni d’une crise psychotique. En revanche, les chercheurs pensent qu’ils seraient liés à une série de blessures à la tête subies quand il était jeune.

 

Une paranoïa crescendo

« Il a joué au hockey à un niveau semi-professionnel et a souffert de commotions cérébrales bénignes », explique Ryan Darby, l’un des auteurs de l’étude. Une chute sévère à l’âge de 30 ans a provoqué un saignement cérébral passé jusqu’ici inaperçu. Puis les troubles sont apparus peu à peu. Diagnostiqué bipolaire, l’homme a connu divers épisodes maniaques puis paranoïaques.

 

Convaincu que les étrangers étaient des agents du FBI, il a fini par ne communiquer avec sa femme qu’à travers des notes écrites, persuadé que sa maison était surveillée. C’est lorsqu’il a cessé de prendre ses médicaments qu’est apparu le symptôme du « Catgras ».

 

Pour les chercheurs cela peut s’expliquer par l’incapacité des patients à récupérer leurs souvenirs autobiographiques ou leurs expériences personnelles, en particuliers ceux liés à la personne ou à l’animal soupçonné d’imposture.

 

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