28/12/2015

Le sceau d'un roi de Judée découvert à Jérusalem

roi de judée.jpgLe sceau d'un roi de Judée découvert à Jérusalem

 

Des archéologues israéliens sont parvenus à établir qu'un petit objet découvert il y a cinq ans lors de fouilles près de la vieille ville de Jérusalem était un sceau portant le nom d'un roi de Judée du VIIIe siècle avant Jésus-Christ, Ezéchias, fils d'Achaz.

 

Le rond d'argile, de moins d'un centimètre de diamètre, scellait un rouleau de papyrus dont l'impression des fibres est visible sur le revers, suggérant que le sceau fermait un document signé par le roi lui-même, a précisé mercredi Eilat Mazar, une archéologue de l'Université hébraïque de Jérusalem, qui a dirigé les fouilles.

 

Pour Eilat Mazar, cet objet "a très probablement été tenu par le roi Ezéchias".

 

Le sceau porte des motifs de style égyptien, un disque solaire ailé et une ankh, le hiéroglyphe qui signifie "vie".

 

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Ezéchias, roi de Judée de -716 à -687, a notamment fait fortifier Jérusalem et y a fait acheminer l'eau potable par un canal qui a été découvert au XIXe siècle.

 

"Il mit sa confiance dans Yahweh, Dieu d'Israël, et il n'eut pas son semblable parmi tous les rois de Juda qui vinrent après lui ou qui le précédèrent", dit de lui le Deuxième Livre des Rois (18:5).

 

(Ari Rabinovitch, Guy Kerivel pour le service français)

reuters/EnoughNews

22/12/2015

Des jumelles nées de deux pères différents

1.1 Des jumelles nées de deux pères différents.jpgDes jumelles nées de deux pères différents

 

Aux Etats-Unis, un test de paternité a révélé un cas, toujours surprenant, de « superfécondation ». En janvier 2013, une mère de famille de l’Etat du New Jersey a donné naissance à deux jumelles. Le père biologique ne voulant pas verser de pension alimentaire, la maman a porté l’affaire devant les tribunaux. Afin d’éclaircir quelques zones d’ombre dans ce dossier, le juge a ordonné d’effectuer un test de paternité.

 

Résultat du test : L’homme devant les juges est bien le père d’une des deux jumelles, mais pas de la seconde. Il s’agit d’un cas de « superfécondation ». Selon les spécialistes, ce phénomène n’est pas si rare puisqu’il se produit 1 fois sur 13.000 naissances. Lors de sa semaine de fécondation, la mère de famille a admis avoir eu des relations sexuelles avec deux partenaires différents. Comme les spermatozoïdes ont une durée de vie de quelques jours, deux ovules ont pu être fécondés par des spermatozoïdes appartenant à deux hommes différents.

 

Grâce au résultat de ce test, le tribunal a pu livrer son verdict. Ce cas de superfécondation n’est pas spécialement en la faveur de la mère de famille. En effet, les juges ont décidé que l’ex compagnon devait bien payer une pension alimentaire, mais divisée par deux. Le tribunal a estimé que l’homme n’avait pas à financer l’éducation du second enfant qui n’est pas considéré comme sa fille. Les deux jumelles sont en réalité deux demi-sœurs nées en même temps.

 

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19/12/2015

Une nouvelle espèce de dinosaure découverte

1.dinosaure gr.jpgUne nouvelle espèce de dinosaure découverte

 

Des paléontologues viennent de découvrir un nouveau dinosaure baptisé Morelladon Beltrani. Jusque-là inconnue, cette espèce fait partie du groupe des iguanodons, des végétivores ayant vécu au Crétacé.

 

 

D’après une étude publiée mercredi 16 décembre dans PLOS ONE, revue de la Public Library of Science basée en Californie, le Morelladon Beltrani vivait en Espagne il y a quelque 125 millions d’années.

 

Il est facilement reconnaissable grâce à son imposante épine dorsale recouverte de peau. Les scientifiques pensent d'ailleurs qu’elle pouvait lui servir à réguler sa température corporelle ou à stocker des réserves de graisse.

 

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Ce sont des restes d’ossements et 14 dentes retrouvés dans une carrière d’argile rouge qui ont permis de mettre au jour sa présence sur terre. Selon les estimations, le Morelladon Beltrani mesurait six mètres de long et 2,5 mètres de haut  !

 

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11/12/2015

Naissance de chiots éprouvettes, une première mondiale

Naissance de chiots éprouvettes, une première mondiale.jpgNaissance de chiots éprouvettes, une première mondiale

 

Les premiers chiots éprouvette sont nés aux Etats-Unis, marquant, après des décennies d'échecs, le succès d'une procédure de fécondation in vitro pour des chiens qui est déjà communément utilisée chez les humains depuis une trentaine d'années.

Cette réussite, qui fait l'objet d'une publication mercredi dans la revue scientifique Public Library of Science ONE, ouvre la possibilité de préserver des espèces canines en danger d'extinction en utilisant des technologies d'édition génétique permettant d'éliminer des maladies héréditaires canines. Cela permet aussi de les étudier.

 

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La portée compte sept chiots nés en juillet, un mélange de beagle, de labrador et de cocker, tous en parfaite santé, a précisé Alex Travis, professeur de biologie de la reproduction à l'école vétérinaire de l'Université Cornell (Etat de New York), qui a dirigé cette expérience. Au total se sont dix-neuf embryons fécondés en laboratoire qui ont été transférés dans une chienne. "On a essayé depuis le milieu des années 1970 la fécondation in vitro avec des chiens mais sans jamais réussir", rappelle Alex Travis.

 

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La difficulté s'explique par le fait que les cycles de reproduction des chiens sont différents des autres mammifères, ce qui rend difficile de féconder les ovocytes. Grâce à la technique développée pour surmonter ces difficultés ces chercheurs sont parvenus à un taux de succès de fécondation in vitro de 80 à 90%, précise le professeur Travis. Un autre obstacle pour les chercheurs a été la congélation des embryons, ce qu'ils ont pu maîtriser dès 2013. Congeler les embryons permet de les insérer dans l'oviducte de la chienne (l'équivalent des trompes de Fallope chez les humains) au moment le plus propice de son cycle de reproduction, qui ne survient qu'une ou deux fois par an, expliquent ces scientifiques.

 

Les chiens partagent plus de 350 maladies héréditaires et traits avec les humains et presque deux fois plus de gènes que toutes les autres espèces animales. De ce fait, souligne le professeur Travis, "les chiens offrent un outil puissant pour comprendre les fondements génétiques des maladies" humaines. Selon lui, cette avancée a également des retombées plus étendues pour les efforts de conservation des espèces sauvages.

 

"Nous pouvions déjà congeler et préserver le sperme et l'utiliser pour l'insémination artificielle. On savait aussi congeler les ovocytes mais sans maîtriser la fécondation in vitro, nous ne pouvions pas les utiliser", a expliqué Alex Travis. Ainsi, "nous pouvons désormais utiliser cette technique pour conserver le patrimoine génétique des espèces en danger d'extinction et le perpétuer". Le premier bébé éprouvette humain est né en 1978 au Royaume-Uni, où cette technique a été mise au point.

 

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08/12/2015

Un chat né sans pattes arrière reçoit des implants en titane !

chat pattes-arriere-vincent-chat-recu-implants petit.jpgUn chat né sans pattes arrière reçoit des implants en titane !

 

A ce jour, moins de 25 chats dans le monde ont bénéficié de ce procédé…

 

Désormais, Vincent se balade comme n’importe quel chat. Sauf que le félin de 3 ans n’est pas un matou comme les autres. Né sans pattes arrière, Vincent a reçu des implants en titane extrêmement rares, grâce aux chercheurs du Lloyd Veterinary Medical Centre de l’Université d’Etat de l’Iowa, rapporte le Daily Mail.

 

« Vincent a été abandonné et a été recueilli dans le refuge pour animaux où je travaille. J’ai craqué pour lui dès que je l’ai vu et je l’ai ramené à la maison », confie sa maîtresse, Cindy Jones, dans une vidéo postée ce mercredi.

« Il était très jeune à l’époque. Il avait une malformation des membres, dont il lui manquait la partie inférieure et il était incapable de marcher », explique le Dr Mary Sarah Bergh, vétérinaire orthopédique, qui a implanté ses nouvelles pattes à Vincent et qui supervise sa rééducation. « C’est très rare chez un chat ».

 

Des implants dernier-cri

Pour cette procédure, qui a nécessité deux interventions chirurgicales, Vincent a reçu deux prothèses dernier cri en alliage de titane. Elles ont été implantées directement dans les os du chat, à travers la peau. Le petit animal a pu compter sur sa famille adoptive, qui a pris grand soin de lui après les opérations.

« Je pense qu’il pourra sauter et faire tout ce qu’un chat normal est capable de faire très bientôt », prédit Mary Sarah Bergh. « C’est extrêmement rare, à ce jour, moins de 25 chats dans le monde sont dotés de prothèses similaires », estime la vétérinaire. D’où le manque de visibilité à long terme sur les suites de cette procédure et la façon dont le chat se remettra de son opération.

Après une première intervention en février 2014, Vincent a de nouveau été opéré au début de cette année, et subit toute une série de traitements destinés à augmenter progressivement la longueur de ses prothèses. Mais déjà, Vincent a beaucoup progressé depuis ses opérations et marche facilement avec ses nouvelles pattes.

 

 

 

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06/12/2015

Le mystère de la route californienne qui gondole

648x415_portion-route-californienne-brusquement-deformee.jpgEtats-Unis: Le mystère de la route californienne qui gondole

 

L'image des longues routes américaines rectilignes a pris... un coup. En Californie, dans la vallée de Santa Clarita, le bitume d'une route s'est en effet subitement déformé sur une portion d'une soixantaine de long, un phénomène que les scientifiques peinent à expliquer.

 

La chaussée a commencé à s’élever, puis s’est effondrée en l’espace de quelques heures le 10 novembre dernier, certaines parties se retrouvant à 4m au-dessus du sol, sans que personne n’ait pu expliquer le phénomène. « Il n’y a pas eu de grosses pluies, ni de gros tremblement de terre qui auraient pu provoquer ça », s'étonne Jeremy Boyce, professeur à l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), à la chaîne de télévision CBS. 

 

  

« Quand on pense à la géologie, on imagine des phénomènes qui s’étalent sur des millions ou des milliards d’années », explique le scientifique, qui y a vu là une opportunité de montrer à ses étudiants que des transformations peuvent aussi se dérouler « presque instantanément ». 

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Paradis des skaters

L’une des hypothèses des scientifiques évoque un glissement de terrain progressif dans les collines environnantes, selon le site Science Alert. 

 

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Malgré les perturbations à la circulation, cette étrange déformation a au moins fait quelques heureux : les skaters, qui s’en sont donné à cœur joie sur cette section de route devenue, pour eux, beaucoup plus « intéressante »

 

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25/11/2015

Les lions des cavernes dévoilés au public

lionsdescavernes_0_0.jpgLes lions des cavernes dévoilés au public

 

Les deux lionceaux des cavernes découverts le mois dernier en Sibérie ont été dévoilés au public.

Admirablement conservés grâce au permafrost, le sol gelé en permanence, les deux animaux étaient âgées d'une ou deux semaines lorsqu'ils sont morts. Les scientifiques présument que leur mère les avait cachés dans une grotte pour les protéger d'un danger.

 

Une espèce présente des îles britanniques à la Sibérie

Prénommés Uyan et Dina, en référence à la rivière Uyandina qui coule près du lieu où ils ont été trouvés, les lionceaux des cavernes appartiennent à une espèce différente des lions modernes. L'étude de leur ADN montre que l'espèce se serait éteinte naturellement alors qu'elle vivait sur un territoire qui s'étendait des îles britanniques à la Sibérie.

 

Le mystère n'est pas encore totalement résolu et les deux momies vont prendre la route d'un laboratoire à Groningue aux Pays-Bas pour y subir d'autres analyses.

 

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Les souris fabriquent des spermatozoïdes plus grands que ceux des éléphants !

racing-mouse-971529_1920.jpgLes souris fabriquent des spermatozoïdes plus grands que ceux des éléphants !

 

En toute logique, de gros animaux devraient produire de gros spermatozoïdes. Mais voilà, c'est l'inverse. 

En étudiant les données de près de cent espèces différentes de mammifères, allant de la souris à l'éléphant, Stefan Lüpold et John Fitzpatrick, des chercheurs des universités de Stockholm (Suède) et Zurich (Suisse), ont démontré que les animaux mâles mettaient au point des stratégies différentes pour féconder les femelles et que la taille des spermatozoïdes entraient directement en ligne de compte.

 

Car il existe en réalité autant de caractéristiques de spermatozoïdes qu’il existe d’espèces. Il y en a des petits, des grands, des longs, des courts... Et selon une étude que les deux chercheurs ont publié le 18 novembre dans Proceedings B, une revue de la Royal Society britannique, les petits mammifères se montrent plutôt économes en termes de quantité mais produisent des spermatozoïdes très grands, au taux de réussite très élevé. En d'autres termes, s'ils sont moins nombreux, les spermatozoïdes de souris sont redoutables d'efficacité.

 

La "stratégie du gâchis"

Les plus grands mammifères, comme l'éléphant, obéissent, eux à la "stratégie du gâchis". Ils produisent un grand nombre de spermatozoïdes qu'ils utilisent sans compter afin de composer avec la taille de l'appareil reproducteur de la femelle qui est plus grand chez les grands mammifères. Car dans les faits il y a un risque que les spermatozoïdes se perdent, tout simplement. Il faut donc multiplier les candidats.

 

"Dans ce cas, l'augmentation du nombre de spermatozoïdes est la meilleure stratégie. Avec plus de spermatozoïdes propulsés dans la course, le mâle optimise ses chances de concourir pour la fécondation" relèvent les chercheurs, étant entendu que développer de plus grands spermatozoïdes nuirait aux volumes fabriqués. Chez les grands mammifères, la quantité est donc préférée à la qualité.

 

"Chez les animaux petits, le risque de perte ou de dilution est beaucoup plus faible. Du coup, c'est la longueur du spermatozoïde qui prend l'avantage", note Stefan Lüpold. Ce qui pourrait expliquer pourquoi les mouches drosophiles "bifurca" produisent des spermatozoïdes de vingt fois leur taille alors que les spermatozoïdes humains sont 30 000 fois plus petits que notre taille moyenne.

 

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