15/02/2016

Les Pays-Bas créent une «banque du caca» pour la recherche !

111.greffe-fecale-espoir-patients-souffrant-maladie-crohn.jpgLes Pays-Bas créent une «banque du caca» pour la recherche !

 

L'établissement a vocation à faciliter l'accès aux transplantations de matière fécale...

C'est une banque, mais qui fonctionne avec des dépôts d'un genre particulier. Aux Pays-Bas, une «banque de selles» a été créée afin de faciliter les transplantations de matière fécale et soulager les patients qui souffrent d'infections chroniques des intestins, a expliqué ce samedi un professeur de l'université initiatrice du projet.

 

Faciliter l'accès aux transplantations de matière fécale

«Notre "banque du caca" va faciliter l'accès aux transplantations de matière fécale pour les médecins et les hôpitaux du pays», a expliqué Ed Kuijper, professeur en microbiologie à l'université de Leyde, dans l'ouest des Pays-Bas. C'est dans cette université qu'est installée la «Banque néerlandaise de donneurs d'excréments», qui va récolter, traiter et distribuer le matériel nécessaire à des greffes de matière fécale.

 

Cette procédure est souvent «l'unique solution», selon Ed Kuijper, pour des personnes souffrant d'infections chroniques des intestins, en particulier au «Clostridium difficile», une bactérie qui se développe parfois après un traitement antibiotique. «Certains antibiotiques détruisent la flore intestinale, ce qui permet à cette bactérie de se propager», assure le professeur : «la transplantation de matière fécale permet de transplanter des bactéries saines, qui repeuplent alors les intestins et recréent une flore intestinale saine».

 

Sauver des vies

Environ 3.000 cas sont enregistrés par an aux Pays-Bas, selon l'université. Environ 5% de ces cas développent une condition chronique et entre trois et quatre greffes de matières fécales sont effectuées tous les mois sur l'ensemble des Pays-Bas. Dans certains cas, l'infection peut être mortelle après avoir provoqué diarrhées graves, inflammations du colon et perforations intestinales. Cette banque pourrait donc permettre de sauver des vies.

«Pour pouvoir être donneur, il faut être en bonne santé, ni trop gros, ni trop maigre et avoir une bonne flore intestinale», assure Ed Kuijper. Les dons, qui ne sont pas payés et restent anonymes, sont récoltés par le donneur à son domicile.

 

Ils sont ensuite transmis à la banque, qui les transforment en «produit transplantable», notamment à l'aide d'un puissant congélateur. Cette «solution» est ensuite envoyée à travers le pays pour être greffée chez les patients, soit à l'aide d'un endoscope inséré via la narine, soit pendant une coloscopie.

 

Faciliter les recherches scientifiques

A terme, cette banque de selles espère faciliter les recherches scientifiques sur la procédure et sa possible adaptation à d'autres conditions, comme la maladie de Crohn.

 

«Donner ses excréments n'est pas encore bien accepté, comme le don de sang», regrette le professeur. «Mais je pense que c'est une question d'habitude, et les donneurs offrent aux patients la possibilité d'un traitement sûr contre une maladie difficile», plaide-t-il.

 

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07/02/2016

L'ADN révèle un chapitre inconnu de l’histoire de l’Homme

1111 adn.jpgL'ADN révèle un chapitre inconnu de l’histoire de l’Homme

 

Des scientifiques qui ont étudié l’ADN d’anciens Européens ont trouvé des preuves d’un bouleversement sur la majorité de la population à la fin de la dernière ère glaciaire.

 

Il y a 15 000 ans, la population de chasseurs-cueilleurs européens a été presque entièrement remplacée par un groupe venant d’un autre endroit. Ces conclusions ont été faites après une étude ADN d’os et de dents de personnes ayant vécu en Europe entre la fin du Pléistocène et le début de l’Holocène, soit une période de 30 000 ans.

 

Les chercheurs de l’Institut Max Planck en Allemagne ont analysé les génomes de 35 chasseurs-cueilleurs qui ont vécu en Italie, en Allemagne, en Belgique, en France, en République Tchèque et en Roumanie. Leur ADN révèle qu’ils sont tous issus de la même ligne de descendance.

Mais cette ligne est quasiment complètement absente dans l’ADN des Européens modernes tandis qu’elle est très commune parmi les populations asiatiques, australasiennes et chez les Indiens d’Amérique

 

Reste désormais aux scientifiques à construire le patrimoine génétique clair de la population européenne à cette période afin de déterminer la cause de ce bouleversement.

 

A lire aussi : L'arbre généalogique de l'homme bouleversé par l'ADN

 

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28/01/2016

Trois évolutions envisagées pour l'être humain du futur

Trois évolutions envisagées pour l'être humain du futur.jpgTrois évolutions envisagées pour l'être humain du futur

 

L'être humain du futur va devoir s'adapter au monde qui l'entoure. Des scientifiques ont imaginé à quoi il pourrait ressembler en cas de vie sous-marine, d'âge de glace ou de vie dans l'espace.

Le réchauffement climatique et ses conséquences, notamment la fonte glacière, pourraient amener l'être humain à développer des nouvelles aptitudes afin de pouvoir survivre. Depuis des millions d'années, l'homme s'est constamment adapté à son environnement. Des scientifiques ont imaginé à quoi pourrait ressembler l'être humain du futur, en dégageant trois possibilités. 

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1. La vie sous-marine
En cas de fonte glacière massive, l'être humain pourrait être amené à maîtriser la vie sous-marine. Il pourrait développer des branchies pour pouvoir respirer sous l'eau, avoir des jambes et des bras plus longs avec les doigts palmés. Les poumons devraient rétrécir et les poils se feraient plus rares, afin d'améliorer la pénétration dans l'eau. 

Plus surprenant encore: ses yeux, plus grands, ressembleraient à ceux d'un chat pour mieux voir dans la pénombre et ses paupières deviendraient translucides.  

2. L'âge de glace
Notre planète n'est pas à l'abri d'être frappée par une météorite ou un astéroïde. Une catastrophe qui aurait des conséquences sur le climat qui reviendrait à l'âge de glace. Dans ce cas, l'homme aurait la peau beaucoup plus pâle pour produire davantage de vitamines D avec moins d'exposition aux rayons du soleil.

Son corps se développera pour faire face aux conditions plus difficiles. Ici, ses poils seraient plus nombreux, son nez et son visage seraient plus grands. 

3. La vie dans l'espace
Et si nous décidions de coloniser une autre planète, après avoir épuisé toutes les ressources de la nôtre? Cette théorie est loin d'être farfelue. Il faudra déjà s'adapter à une gravité différente. L'apparence de l'être humain du futur serait alors celle d'un orang-outan, avec des membres plus longs. Comme ils risquent d'être davantage sollicités, les orteils seraient eux aussi plus grands. 

En outre, l'homme pourrait perdre ses dents et une partie de sa mâchoire, juste de quoi mettre une paille en bouche. Le visage serait alors plus fin. 

Enfin, les scientifiques évoquent l'apparition du phénomène de "nanisme insulaire", qui contribue à diminuer notre taille corporelle vu le manque de prédateurs naturels.

 

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C'est pour quand ?

Aujourd'hui déjà, des êtres humains ont des apparences différentes en fonction de leur région: les gens qui habitent dans les montagnes ont des poumons plus larges et les habitants des régions septentrionales ont une peau plus claire pour absorber plus de lumière.

Les scientifiques à la base de cette étude estiment que ces changements pourraient intervenir plus vite qu'on ne le pense.

 

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15/12/2015

Un soldat et son chien soignés ensemble à l'hôpital !

avec son chien hopital.jpgUn soldat et son chien soignés ensemble à l'hôpital !

 

Un soldat et son chien ont été hospitalisés ensemble à Washington après avoir été blessés lors d'une explosion en Afghanistan. Leur complicité a ému les internautes.

Andrew Brown et son chien Rocky se reposent côte à côte à l'hôpital Walter Reed de Washington. Blessés lors d'une mission en Afghanistan, les deux victimes se portent bien. Mieux, les photos des deux inséparables publiées sur Facebook ont récolté un succès considérables sur la Toile.

 

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Rocky a d'ailleurs été décoré de la médaille "Purple Heart", une distinction généralement accordée aux personnes blessées ou tuées au service de l'armée américaine et la photo du "héros" a fait le tour du web (voir ci-dessus). 

 

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18/11/2015

Une greffe du visage exceptionnelle

Une greffe du visage exceptionnelle 1.jpgUne greffe du visage exceptionnelle

 

Une équipe du centre médical américain NYU Langone a réalisé une greffe totale du visage, du cuir chevelu, des oreilles et des conduits auditifs sur un ancien pompier volontaire gravement brûlé en 2001, selon un communiqué publié lundi.

 

Plus de 150 personnes ont été mobilisées durant plus d'un an pour préparer cette intervention de 36 heures, réalisée fin août et présentée comme la greffe de visage la plus complète à ce jour, a indiqué NYU Langone, un centre de recherche médicale new-yorkais.

Brûlures multiples
Lors d'une intervention dans un bâtiment en feu dans le Mississippi (sud) en septembre 2001, Patrick Hardison, âgé de 41 ans aujourd'hui, avait été brûlé au visage, au cou et au torse. Il avait perdu ses oreilles, ses lèvres, l'essentiel de son nez, ses cheveux et ses paupières.

Visage quasi parfait
Une photo de Patrick Hardison prise trois mois après l'intervention réalisée fin août donne l'impression d'un visage sans cicatrice apparente, sans marque évidente, seuls les yeux et les paupières présentant un aspect tuméfié. 

Première partielle
La toute première greffe du visage a été réalisée novembre 2005 en France, par l'équipe du professeur Bernard Devauchelle du centre hospitalier français d'Amiens (Somme). Il s'agissait d'une greffe partielle (nez-lèvres-menton), dont avait bénéficié Isabelle Dinoire, 38 ans, défigurée par son chien.

Première totale
La première greffe totale du visage, avec les paupières et tout le système lacrymal, a été réalisée fin juin 2010 en France, à l'hôpital Henri Mondor de Créteil (Val-de-Marne) par le professeur Laurent Lantieri.

 

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