24/02/2016

L'angoisse de la pièce la plus silencieuse au monde

11 seul.jpgL'angoisse de la pièce la plus silencieuse au monde

 

Les effets troublants du silence...

Fondateur des laboratoires éponymes basés à Minneapolis (Minnesota, Etats-Unis), Steven Orfield a mis au point avec son équipe l'une des pièces les plus silencieuses au monde dans le cadre d'une étude sur les effets de l'acoustique: une chambre-concept totalement insonorisée destinée à accueillir les volontaires dans le but de mesurer les conséquences du silence sur l'être humain.

 

Sons internes

Résultat d'une succession de couches empilées et de chambres emboîtées les unes dans les autres, la structure de cette pièce possède la faculté d'absorber le son. "Coincé" dans un environnement totalement dénué de bruit, d'écho ou de la moindre répercussion sonore, le sujet en est réduit à devoir écouter les sons issus de son propre corps, généralement masqués par le volume ambiant.

 

Expérience

L'expérience s'avère plus angoissante qu'on ne le pense. Assis seul dans le noir et le silence absolu pendant 45 minutes, le "cobaye" entend pour la première fois le bruit de ses articulations, de son oreille interne, les battements de son coeur, ses aspirations et expirations pulmonaires et le volume du craquement de ses propres os prend des proportions étonnantes.

 

Plénitude ou angoisse

Résultat? Peu de volontaires parviennent à supporter l'expérience plus de vingt minutes: si quelques rares personnes ont apprécié la plénitude de cette chambre conceptuelle, de nombreux sujets ont été rapidement envahis par un sentiment de claustrophobie ou d'angoisse.

 

Le silence n'est décidément pas à la portée de tout le monde...

 

 

 

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19/02/2016

Un "monstre" marin retrouvé sur une plage d'Australie?

11_2 Monstre -australienne.jpgUn "monstre" marin retrouvé sur une plage d'Australie?

 

Selon The Daily Telegraph, une gigantesque créature marine se serait échouée sur les côtes australiennes.

"P****n, qu'est-ce que c'est que ce truc ?" Comme le relate The Daily Telegraph, Ethan Tipper, un père de famille originaire de Newcastle, a posté une photo étonnante sur Facebook. Lors de son voyage en Australie, il aurait aperçu un "monstre marin" échoué sur les bords du lac Macquarie (près de Sydney).

L'information est à prendre avec des pincettes. Il est possible qu'il s'agisse d'un fake vu que l'authenticité de la photo n'ait pas été prouvée.

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Un "pike eel"? Un sabre noir?
Toujours est-il que Metronews a mené sa petite enquête. Selon un spécialiste, cette créature impressionnante serait un "pike eel" (une "anguille-brochet") capable d'atteindre deux mètres de long. Il rôde souvent dans les eaux australiennes.

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Pour un autre observateur,  "ce poisson ne ressemble en rien à quelque chose de connu". Ce serait un "prédateur de haut rang" vu sa taille et sa mâchoire. Ses yeux prouveraient qu'il vit en grande profondeur. Il se serait échoué en essayant de trouver du poisson. Ce "monstre marin" se rapprocherait de l'Aphanopus carbo (ou sabre noir), un poisson que l'on trouve entre 180 et 1700 mètres sous l'eau.
 

 

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Le retour du quagga, éteint puis ressuscité en Afrique du Sud

Le quagga, éteint puis ressuscité 0pt.jpgLe retour du quagga, éteint puis ressuscité en Afrique du Sud

 

Ils ressemblent à des zèbres qui auraient perdu une partie de leurs rayures : les quaggas ont disparu il y a plus d'un siècle, victimes des chasseurs, mais des scientifiques font désormais revivre l'espèce en Afrique du Sud.

 

Dans une vallée spectaculaire à deux heures du Cap, les visiteurs peuvent croiser ces animaux tout droit sortis des livres de contes : des zèbres, rayés noir et blanc du museau au ventre, mais brun clair uni sur le postérieur. En apparence, ce sont des quaggas, une sous-espèce du zèbre, qui broutent au pied des montagnes escarpées du Cap occidental.

 

Pourtant les quaggas ont disparu au XIXe siècle, massacrés par les chasseurs de l'ère coloniale - le dernier est mort dans un zoo à Amsterdam en 1883. Ce petit troupeau semi-rayé est le fruit du travail d'une poignée de scientifiques qui, depuis 30 ans, font se reproduire des zèbres des plaines moins rayés que les autres, pour concentrer les gènes "sans rayures".

 

La cinquième génération est en tout point semblable au quagga. Mais pourquoi tenter de le ressusciter ? "Il s'agit d'essayer de réparer, à petite échelle, un dégât écologique", explique Eric Harley, un professeur de biochimie clinique à la retraite. "Et aussi de pouvoir de nouveau voir ce bel animal qui vivait autrefois en Afrique du Sud".

 

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Le projet a été lancé par feu Reinhold Rau, un spécialiste d'histoire naturelle sud-africain né en Allemagne, qui avait fait analyser des échantillons de peau de quagga au South African Museum du Cap. Il avait alors découvert que l'ADN de cet animal était le même que celui du zèbre des plaines, à quelques rayures près - comme une différence de couleur des yeux chez les êtres humains. Sa décision était prise : il allait faire revenir le quagga.

 

Pas de zébroïdes

Les critiques n'ont pas tardé. Certains experts de la biologie y voient une opération de marketing et une interférence inutile avec la nature. "Nous ne faisons pas de génie génétique", se défend le professeur Harley. "Nous ne faisons pas du clonage, pas de transferts sophistiqués d'embryons... Il s'agit d'un simple projet de reproduction sélective. S'il s'était agi d'une espèce différente, l'idée n'aurait eu aucun sens et n'aurait pas pu se justifier", dit-il.

 

Pour apaiser le débat, ces nouveaux animaux ont été formellement nommés des "quaggas de Rau", afin de les distinguer de leurs ancêtres disparus. Mais quand le soleil se lève dans la réserve privée de l'Elandsberg, et quand les troupeaux traversent la vallée de Riebeek, le guide les montre du doigt pour le visiteur en énumérant simplement : "Voici les gnous... là-bas, des springboks et des élands (grandes antilopes, ndlr)... et là, des quaggas".

 

En kaki des pieds à la tête, le guide Mike Gregor, directeur du programme et manager de la ferme, dénombre 100 zèbres en tout dans le projet, dont 6 individus de la quatrième et cinquième génération considérés comme de vraies représentations de l'animal éteint. "Il y a toujours des polémiques avec ce genre de projet. Vous n'aurez jamais tous les scientifiques qui se mettent d'accord sur la bonne marche à suivre", relativise-t-il.

 

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La différence entre le quagga et le zèbre des plaines ? Le premier n'a pas de rayures sur l'arrière-train et sa robe est plus brune, affirme Eric Harley. Une différence d'apparence, pas de code-barre génétique. "En tout état de cause, les quaggas sont de retour. Le projet est un succès complet", se réjouit-il. Et qu'on ne lui parle pas des éleveurs qui font de la reproduction pour obtenir des impalas à flancs blancs ou des gnous dorés - animaux qui se vendent plus cher sur le marché du gibier rare.

 

"Nous ne sélectionnons pas des zèbres qui auraient des couleurs amusantes ou originales. D'autres le font ailleurs, où on observe des mutations attrayantes, mais la plupart des défenseurs de l'environnement n'ont que du mépris pour ces pratiques", dit-il. Les quaggas qui broutent de nouveau dans la vallée de Riebeek n'ont pas été soumis aux traitements qui permettent de donner naissance à des zébroïdes (croisement d'un zèbre avec un autre équidé, jument ou âne par exemple), qui sont des créatures hybrides en général infertiles. Les quaggas du XXIe siècle, eux, vont se reproduire.

 

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15/02/2016

Une start up française a imprimé de la peau humaine !

1111_laser_w_603.jpgUne start up française a imprimé de la peau humaine !

 

Poietis, une start-up française, a réussi à créer des tissus biologiques. Depuis sa fondation en 2014, Poietis combine la biologie cellulaire et les technologies d’impression 3D en vue de fabriquer des tissus biologiques. Les cellules à imprimer sont d’abord mises en culture. Lorsqu’elles sont prêtes, on les organise selon le modèle physiologique souhaité.

 

Poietis utilise la bioimpression assistée par laser. Non seulement elle atteint une précision de l’ordre de 20 microns, la taille maximale d’une cellule, mais favorise aussi la viabilité des tissus avec un taux supérieur à 95 %. L’imprimante assemble les tissus couche par couche.

 

Fabriquer des greffons de peau…d’ici 10 ans

Le marché de tissus biologiques atteindrait 30 milliards de dollars en 2018. Ainsi, la start-up espère vendre ses premiers produits auprès des centres de recherche et de tests d’ici 2017.

Sur le plan de la médecine régénératrice, Poietis prélèverait les propres cellules du greffé pour fabriquer le greffon, une procédure qui réduirait drastiquement le phénomène de rejet. Toutefois, il faudrait attendre dix années avant que cela devienne une réalité.

 

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En ce qui concerne le volet éthique, Fabien Guillemot, le fondateur de Poietis, affirme : « nous nous bornons à la réparation des tissus et non à leur augmentation ou leur amélioration ».

 

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Voici la batterie qui chauffe dès qu'il fait trop froid

111.gas-batterie-1_w_600.jpgVoici la batterie qui chauffe dès qu'il fait trop froid

 

Les scientifiques de l’université de Pennsylvanie et d’EC Power ont mis au point une batterie lithium-ion capable d’augmenter sa température lorsque le mercure descend en dessous de 0°C. 

 

Pour obtenir cette performance, les chercheurs ont utilisé une mince feuille de nickel de 50 micromètres en tant que troisième borne. Elle relie l’électrode négative à un commutateur sur lequel est branché un capteur de température.

Lorsque la température descend en dessous de zéro, le commutateur se déclenche et inverse le sens du courant, ainsi les électrons doivent passer par la feuille de nickel qui chauffe rapidement etpropage la chaleur à l’intérieur de la batterie. Le commutateur s’arrête quand la température atteint 0°C.

 

Grâce à ce procédé, la température de la batterie passera de -30°C à 0°C en seulement 30 secondes. Etant donné que le prix du nickel est faible, ce dispositif n’entraîne qu’un surcoût de production de 0,04%.

 

Selon le professeur Chao-Yang Wang, cette batterie auto-chauffante aiderait les voitures électriques, les applications spatiales et les drones qui souffrent énormément lorsque la température est glaciale. En effet, la perte de puissance liée au froid est estimée à plus de 40%.

 

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Les Pays-Bas créent une «banque du caca» pour la recherche !

111.greffe-fecale-espoir-patients-souffrant-maladie-crohn.jpgLes Pays-Bas créent une «banque du caca» pour la recherche !

 

L'établissement a vocation à faciliter l'accès aux transplantations de matière fécale...

C'est une banque, mais qui fonctionne avec des dépôts d'un genre particulier. Aux Pays-Bas, une «banque de selles» a été créée afin de faciliter les transplantations de matière fécale et soulager les patients qui souffrent d'infections chroniques des intestins, a expliqué ce samedi un professeur de l'université initiatrice du projet.

 

Faciliter l'accès aux transplantations de matière fécale

«Notre "banque du caca" va faciliter l'accès aux transplantations de matière fécale pour les médecins et les hôpitaux du pays», a expliqué Ed Kuijper, professeur en microbiologie à l'université de Leyde, dans l'ouest des Pays-Bas. C'est dans cette université qu'est installée la «Banque néerlandaise de donneurs d'excréments», qui va récolter, traiter et distribuer le matériel nécessaire à des greffes de matière fécale.

 

Cette procédure est souvent «l'unique solution», selon Ed Kuijper, pour des personnes souffrant d'infections chroniques des intestins, en particulier au «Clostridium difficile», une bactérie qui se développe parfois après un traitement antibiotique. «Certains antibiotiques détruisent la flore intestinale, ce qui permet à cette bactérie de se propager», assure le professeur : «la transplantation de matière fécale permet de transplanter des bactéries saines, qui repeuplent alors les intestins et recréent une flore intestinale saine».

 

Sauver des vies

Environ 3.000 cas sont enregistrés par an aux Pays-Bas, selon l'université. Environ 5% de ces cas développent une condition chronique et entre trois et quatre greffes de matières fécales sont effectuées tous les mois sur l'ensemble des Pays-Bas. Dans certains cas, l'infection peut être mortelle après avoir provoqué diarrhées graves, inflammations du colon et perforations intestinales. Cette banque pourrait donc permettre de sauver des vies.

«Pour pouvoir être donneur, il faut être en bonne santé, ni trop gros, ni trop maigre et avoir une bonne flore intestinale», assure Ed Kuijper. Les dons, qui ne sont pas payés et restent anonymes, sont récoltés par le donneur à son domicile.

 

Ils sont ensuite transmis à la banque, qui les transforment en «produit transplantable», notamment à l'aide d'un puissant congélateur. Cette «solution» est ensuite envoyée à travers le pays pour être greffée chez les patients, soit à l'aide d'un endoscope inséré via la narine, soit pendant une coloscopie.

 

Faciliter les recherches scientifiques

A terme, cette banque de selles espère faciliter les recherches scientifiques sur la procédure et sa possible adaptation à d'autres conditions, comme la maladie de Crohn.

 

«Donner ses excréments n'est pas encore bien accepté, comme le don de sang», regrette le professeur. «Mais je pense que c'est une question d'habitude, et les donneurs offrent aux patients la possibilité d'un traitement sûr contre une maladie difficile», plaide-t-il.

 

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12/02/2016

Plongée solitaire au milieu des lions de mer !

111 lions de mer 1.jpgPlongée solitaire au milieu des lions de mer !

 

Le plongeur Galyn Franklin s'intéresse depuis son enfance aux lions de mer et a développé avec eux une complicité étonnante. Il n'hésite d'ailleurs pas à comparer ses régulières plongées à leur rencontre au large de l'île de Vancouver (Canada, côte ouest) à la visite d'un refuge pour chiens.

 

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Confiance et complicité

Seul au milieu d'une véritable "meute" de lions de mer (otarie à crinière), Galyn semble bien intégré à la communauté avec laquelle il a bâti au fur et à mesure de ses visites une vraie relation de confiance, confie-t-il au magazine Great Big Story.

 

La preuve en images à découvrir sur le reportage ci-dessous. 

 

 

 

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07/02/2016

L'ADN révèle un chapitre inconnu de l’histoire de l’Homme

1111 adn.jpgL'ADN révèle un chapitre inconnu de l’histoire de l’Homme

 

Des scientifiques qui ont étudié l’ADN d’anciens Européens ont trouvé des preuves d’un bouleversement sur la majorité de la population à la fin de la dernière ère glaciaire.

 

Il y a 15 000 ans, la population de chasseurs-cueilleurs européens a été presque entièrement remplacée par un groupe venant d’un autre endroit. Ces conclusions ont été faites après une étude ADN d’os et de dents de personnes ayant vécu en Europe entre la fin du Pléistocène et le début de l’Holocène, soit une période de 30 000 ans.

 

Les chercheurs de l’Institut Max Planck en Allemagne ont analysé les génomes de 35 chasseurs-cueilleurs qui ont vécu en Italie, en Allemagne, en Belgique, en France, en République Tchèque et en Roumanie. Leur ADN révèle qu’ils sont tous issus de la même ligne de descendance.

Mais cette ligne est quasiment complètement absente dans l’ADN des Européens modernes tandis qu’elle est très commune parmi les populations asiatiques, australasiennes et chez les Indiens d’Amérique

 

Reste désormais aux scientifiques à construire le patrimoine génétique clair de la population européenne à cette période afin de déterminer la cause de ce bouleversement.

 

A lire aussi : L'arbre généalogique de l'homme bouleversé par l'ADN

 

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